Ouvrages en pierre sèche

 

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La maçonnerie à pierres sèches est une technique de construction transmise par les anciens n’utilisant pas de mortier C’est le mélange d’un liant tel que la chaux ou le ciment avec un agrégat , le tout mélangé avec de l’eau propre. Le mortier peut servir en maçonnerie d’élément de liaison,de scellement ou encore d’enduit., ni de liantle liant utilisé majoritairement par le tailleur de pierre est la chaux. On peut également trouver un mélange chaux/ciment appelé « bâtard ». Ce mélange bénéficie de la solidité du ciment et , grâce à la chaux, donne un mortier qui laisse respirer les murs en pierres sèches et par conséquent limitera les fissures..

Les matériaux utilisés sont, la plupart du temps, trouvés sur place suite, par exemple, à un dérochementEnlèvement des roches et pierre d’un terrain ou d’un cours d’eau. ou à l’épierrementEnlèvement des pierres qui couvrent un terrain. La nuance existante entre le dérochement et l’épierrement, réside en la taille des pierres. de parcelles cultivées.

La maçonnerie à sec est encore employée de nos jours dans la confection de murs extérieurs, de clôtures , de soutènementsC’est un mur établi sur un terrain en pente. Il est construit afin de retenir la terre et de protéger une habitation ,une route située en contre-bas contre les éboulements, les glissements de terrain., de murs de restanqueMajoritairement présente dans les régions méditerranéennes, la restanque est un mur drainant en pierre sèche, permettant de créer des terrasses cultivables sur des terrains pentus., etc.

On la retrouve également en zone rurale sur certains types d’habitations, telles que des cabanes de bergers ou certaines annexes.

 

Un peu d’histoire sue la pierre sèche :

Les premières traces d’ouvrages en pierre sèche en France remonte à 400 ans. On retrouve certaines traces d’ouvrages en pierres sèches sur les compoixentre le 14eme et 18eme siècle, le compoix est une sorte de cadastre rudimentaire dans les régions françaises de langue occitane. ou les plans cadastraux, ce qui permet de dater les constructions en pierre sèche. Soulignons que ces édifices ont parfois servi d’abri aux religionnaires protestants lors des assemblées du Désert, ainsi que l’attestent les rapports et jugements des XVIIe et XVIIIe siècles. (source : « Cabanes en pierre sèche de France » de Christian Lassure et Dominique Repérant – édition Edisud)

On peut se demander comment le savoir-faire de la pierre sèche est parvenu jusqu’à nous, alors que l’art de la construction à sec, dont le déclin s’était amorcé vers 1880, s’est éteint dans notre pays après la première guerre mondiale, il y a près d’un siècle.

Si, aujourd’hui, les techniques de pierre sèche se répandent à nouveau, c’est parce qu’elles ont été retrouvées par des passionnés à partir des années 1970, grâce non seulement à des tentatives de construction ou de restauration, mais aussi à l’observation des vestiges .